Antifouling : à quoi ça sert ?

Pour choisir le produit le mieux adapté, il faudra tenir compte de nombreux facteurs comme le type du bateau (moteur ou voile), sa vitesse moyenne, la zone de navigation (eaux chaudes ou froides) le type de l'hivernage, à flot ou à sec, etc...

Un antifouling (ou peinture antifouling) ou peinture antisalissure est une peinture contenant des biocides destinée à empêcher les organismes aquatiques de se fixer sur la  coque des bateaux.

Du fait de l'érosion naturelle de l'antifouling et de sa perte d'activité avec le temps, le traitement de la coque doit être renouvelé périodiquement - en moyenne, ce traitement doit être renouvelé tous les ans voire tous les 2 ans sous peine de devenir totalement inefficace.

N'hésitez pas à nous consulter ..  Le prix d'un traitement anti-fouling oscille généralement entre 100 et 150 € le mètre linéaire suivant l'état de la coque et le type de produit choisi.. 

Le mot est formé à partir du mot fouling qui, pour les anglophones, décrit la colonisation spontanée d’un support immergé par des organismes se fixant sur ce support (la communauté de ces organismes est dite «épibiose »). Le « fouling » est un phénomène naturel. Il commence par un biofilm invisible, suivi par la colonisation du substrat par une série d'organismes. Il se forme plus vite dans les couches d'eau éclairées et riches en nutriments. Plus de 25 000 espèces capables de coloniser les coques ont été recensées : bactéries, algues unicellulaires, algues vertes,bernacles, éponges, vers marins. Les francophones utilisent parfois l'expression bio-salissure

.Les peintures antifoulings ou dites antisalissures  protègent la partie constamment immergée de la coque, du gouvernail et parfois de l'hélice. 

Les bateaux doivent être carénés en  cale sèche.À longueur équivalente, selon la largeur et la forme de la coque et de la quille, selon la jauge brute (et donc le tirant d'eau et le « déplacement » du navire, la surface de peinture (et donc sa quantité) varient considérablement.

Les antifoulings se divisent en plusieurs familles, les matrices dures et les érodables (parfois appelés aussi auto-polissants).

Les matrices dures : Généralement incompatible avec un stockage à terre de longue durée, la première diffuse ses biocides à travers un film poreux dont les restes spongieux s'accrochent à la carène en fin de saison. Le bateau peut atteindre des vitesses élevées (supérieures à 25/30 nœuds) et s'échouer régulièrement car la surface reste dure. Pour la renouveler, il faudra poncer jusqu'à faire disparaitre totalement la couche d'antifouling restante..

Les matrices érodables (parfois appelés aussi auto-polissants). : Supportant les émersions longues, les produits érodables sont conçus sur une matrice soluble dont le film disparaît au fil des navigations. Très efficace, car les principes actifs sont exposés en permanence, cette solution est en revanche incompatible avec les vitesses élevées (supérieures à 25/30 noeuds) , les échouages réguliers ou les mouillages soumis à de forts courants.

Les semi-érodables :  aux qualités et aux défauts intermédiaires !